Leila Slimani – Chanson douce

Couverture de Chanson douce
Leila Slimani – Chanson douce

J’ai découvert ce livre grâce à la booktubeuse MargaudLiseuse (et aussi un peu parce qu’accessoirement, il est prix Goncourt). C’est le premier Goncourt que je lis, et comme elle, je pensais que ce n’était pas pour moi, que ça allait être assez chiant, perché, etc. Et j’ai été séduite par la présentation qu’elle en a fait donc je me suis dit « Pourquoi pas ? ». Je l’ai cherché dans le fonds des bibliothèques de Paris, mais il était pris absolument PARTOUT, et en prêt d’une semaine uniquement. Je l’ai réservé dans ma bibliothèque habituelle… et je l’ai fini en deux jours.

Dès le début du roman, on sait ce qu’il se passe à la fin : les deux enfants meurent. On sait plus ou moins comment (à cause de la nounou) mais on ne sait pas pourquoi elle a fait ça. Le roman va tout nous expliquer.

Myriam et Paul, un couple parisien, ont deux enfants : Mila et Adam. Myriam en a assez d’être mère au foyer et le couple décide donc d’engager une nounou. Lors des entretiens, ils tombent sur des femmes incompétentes et puis arrive Louise. Louise, c’est le genre de nounou dont tous les parents rêvent : les enfants l’adore, elle fait la cuisine, le ménage, etc., si bien que le couple ne peut absolument plus s’en passer. Elle va avec eux en vacances, leur concocte des petits plats pour leurs dîners entre amis et s’occupe à merveille des enfants. Mais en fait, quand les parents ne sont pas là, Louise fait des choses vraiment… étranges avec les enfants. Quelques incidents ont lieu devant les parents et qui auraient dû leur faire comprendre que quelque chose clochait. Mais Louise est tellement indispensable, tellement présente dans la famille, que les parents ferment les yeux sur ces quelques incidents et lui trouve des excuses pour garder leur vie telle qu’elle est.

Je ne sais pas si c’est le fait de savoir comment le roman finissait, mais je n’ai pas réussi à m’attacher à Louise. L’auteure a construit une atmosphère pesante, dès le début du roman, et suffocante à la fin. On voit vraiment la démarcation entre les deux ambiances : au début, tout va bien, mais il y a quand même quelques petits éléments qui nous font dire : « Ah, c’est pas normal » ou « Elle est folle ! » mais on ne comprend pas comment elle peut finir par tuer les gamins. Et vers la fin, on commence à flipper. Pour moi, l’événement qui fait tout basculer (au moins dans la narration), c’est quand Paul découvre Mila pleine de maquillage. La réaction de Louise est déstabilisante et après, ça commence à mal tourner. Tout est fait pour qu’on se dise que Louise est digne de confiance, expérimentée, mais petit à petit, on trouve des détails dérangeants.

Quoiqu’il se passe, les parents ne prennent pas la décision de virer Louise. Tous les événements qui arrivent à cause de Louise sont assez importants et graves pour qu’on ne comprenne pas pourquoi, malgré toutes ses qualités, les parents ne renvoient pas la nounou. En tout cas, si le but de l’auteure était de nous faire réfléchir sur nos « habitudes » et ce qu’on ne fait pas pour garder notre vie telle quelle, c’est réussi !

Gros coup de cœur sur ce texte en tout cas. Leila Slimani a réussi à me convaincre que, non, tous les grands prix littéraires n’étaient pas inaccessibles.

Note_chansondouce

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