Charlène Noël, Les Prisonniers de l’espace (T1)

« On dit que la liberté a un prix. Pour moi, c’est plutôt une question d’espace… »

Charlène Noël, Les Prisonniers de l'espace (T1)

Nous sommes en 2060. La surpopulation a transformé la vie sur Terre et les dirigeants politiques ont pris une décision radicale : rassembler tous les pauvres dans deux immenses tours situées aux pôles. Une fois par mois, les riches, qui continuent à vivre normalement, les ravitaillent en nourriture et leur laisse, gracieusement, tous leurs objets détériorés ou dont ils n’ont plus l’utilité.
Samuel vit dans l’une de ses tours, accompagné de ses parents et de deux de ses amis. Embarqué dans une drôle d’affaire à cause de son père, il va aller de révélation en révélation…

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Jenny Colgan, Le Cupcake café sous la neige (T2)

« Je consacrerai toute ma vie à rendre la tienne formidable. »

Couverture du Cupcake café sous la neige

Izzy, assistée de Pearl et de Caroline, a repris un magasin à Londres et l’a transformé en endroit chaleureux où les clients se pressent pour acheter des cupcakes fait-maison originaux. Elle a également trouvé l’amour avec Austin, un jeune banquier. Noël arrive et Izzy est tout excitée par cette période… sauf qu’Austin part pour New York où il va probablement se faire offrir un poste.

Dans le premier tome, les bases de l’histoire nous sont présentées : Izzy est renvoyée de son travail et perd du même coup son petit ami, Graeme, qui était aussi son chef. Elle décide, après maintes hésitations, de faire un prêt à la banque (d’où la rencontre avec Austin) et d’ouvrir son petit café pour assouvir sa passion dans la vie : la pâtisserie.

Dans ce deuxième et dernier tome, on retrouve Izzy avec la même équipe attachante : Pearl, maman de Louis qui est assez drôle comme petit garçon ; Caroline, une femme assez riche qui est en mauvais termes avec son ex-mari ; Austin, dont on a franchement l’impression que c’est le petit ami idéal ; Darny, petit frère d’Austin, qui est un peu trop réac’ pour son collège. Ça m’a fait très plaisir de lire de nouvelles aventures avec ces personnages que j’avais adorés lors de ma lecture du premier tome.

Le Cupcake café sous la neige est un roman feel-good, dans lequel on sait pertinemment que les choses vont bien se finir. L’écriture de Jenny Colgan reste fluide tout au long du roman et les recettes de cupcake viennent parsemer les débuts de chaque chapitre. Même si c’est une très bonne idée, ces recettes n’apportent rien à l’histoire dans ce tome-ci, contrairement au premier où l’on pouvait voir l’avancée de l’état de santé de son grand-père à travers les recettes. Ce tome est également un peu moins feel-good que le premier dans le sens où, après l’avoir lu, les premières choses auxquelles je pense sont les problèmes qu’Austin et Izzy ont rencontrés. Cependant, cette impression ne me dérange pas plus que ça car, au fil de ma lecture, j’ai trouvé que c’était contrebalancé par la bonne humeur qu’apportent les autres personnages.

J’ai passé un excellent moment à lire ce livre ! Mon avis est peut-être un peu biaisé par le fait que je suis allée à Londres pendant la période des fêtes et que j’ai commencé à le lire juste après, donc encore dans l’ambiance. Mais si vous aimez les romans feel-good, la pâtisserie, Londres, New York et la période des fêtes de fin d’année, lancez-vous !

Éric Boisset, Le Grimoire d’Arkandias (T1)

« On dit que la curiosité est un vilain défaut. Moi, je crois au contraire c’est une qualité. Être curieux, c’est vouloir connaître. Et quoi de plus fascinant que la connaissance ? »

Éric Boisset, Le Grimoire d'Arkandias

Théophile adore lire et passe ses mercredis après-midi à la bibliothèque. Un jour, il découvre un mystérieux ouvrage intitulé Leçons de pratique de magie rouge. Curieux comme il est, il se met à le lire et tombe sur… une recette pour fabriquer une bague d’invisibilité ! Ni une, ni deux, il va tenter de réaliser cette recette avec la compagnie de son meilleur ami Bonaventure. Mais tout ne va pas forcément se passer comme prévu…

Je vous avais déjà parlé de la trilogie d’Arkandias quand je vous avais présenté le Traité des 7 lotus écrit par le même auteur. Cette trilogie a été l’une de celles qui ont marqué mon enfance et je pense me souvenir pourquoi elle m’avait autant attirée : je me reconnaissais dans la description de Théophile. J’adorais déjà lire et je passais également mes mercredis après-midi à la bibliothèque (pour faire mes devoirs, hum hum !). En plus, j’étais en pleine découverte d’un certain personnage nommé Harry Potter : niveau magie, recettes et j’en passe, on peut dire que j’étais bien dans l’univers. Vous imaginez donc mon excitation quand j’ai vu l’intégrale de la trilogie sur le stand Magnard au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil…

La trilogie d’Arkandias, c’est l’histoire de Théophile et de Bonaventure qui vont tenter de réaliser des recettes de magie dite rouge. Ils commencent, dans le premier tome, par une recette qui permet de créer une bague d’invisibilité. Très vite, ils font la connaissance d’un « sorcier » qui s’appelle Agénor Arkandias (si vous vous demandiez d’où vient le nom…) qui va les mettre en garde et essayer de les persuader de ne pas se frotter au grand art qu’est la magie. Vous vous doutez bien que les deux amis ne vont absolument pas tenir compte d’Arkandias et n’en faire qu’à leur tête !

Comme quand j’étais plus jeune, je suis tout de suite tombée dans l’histoire, à croire que mes goûts n’ont pas évolués ! Bien sûr, l’écriture est adaptée à un jeune public, mais à part ça, l’histoire est vraiment bien ficelée. L’auteur essaie d’employer quelques mots du langage soutenu ou spécifique ce que je trouve vraiment profitable pour développer le vocabulaire des plus jeunes. Le rythme est assez rapide ce qui permet de ne pas s’ennuyer une seule seconde.

Une chose que je n’avais pas remarquée à la première lecture, c’est tous les « clichés » que l’on retrouve, notamment sur les Noirs et les Antillais. Bonaventure est issu d’une famille antillaise et l’auteur le place dans une famille dont le père fait du zouk, dont la mère veut faire grossir tout le monde à base de boudin antillais qui, clairement, arrache sévère et Bonaventure, un peu bouboule, a les cheveux tressés. D’autres clichés comme ceux-là se retrouvent dans le livre, mais celui-là a été pour moi le plus marquant.

À la lumière de cette relecture du premier tome, je suis un peu déçue du Traité des 7 lotus publié il y a quelques temps. J’avais conscience que l’histoire s’en rapprochait beaucoup, mais je ne pensais pas autant. L’auteur a repris quasiment les mêmes personnages avec les mêmes traits de caractère, la même histoire (l’invisibilité, la figure d’adulte, le meilleur ami dévoué…) et l’a transposée, en modifiant quand même quelques petits détails. Du coup, ça m’a un peu refroidie sur Mister Éric Boisset !

Je ne vais pas cracher dans la soupe, je dois dire que j’ai beaucoup, beaucoup aimé me replonger dans une histoire qui m’a marquée pendant mon enfance. La quatrième de couverture de l’intégrale en parle comme un « classique incontournable de la littérature jeunesse » ce qui, pour moi, est réellement le cas. Si vous n’avez pas envie de vous farcir un livre de littérature jeunesse, le premier tome a été adapté au cinéma !

Et vous, quels ont été les livres qui vous ont marqué·e durant votre enfance ?

Christina Dalcher, Vox

« “C’est pas ta faute”, répond Lorenzo.
Mais ça l’est. […] Ça l’est depuis deux décennies, depuis la première fois que je n’ai pas voté, depuis les je ne sais combien de fois où j’ai dit à Jackie que j’étais trop occupée pour participer à une de ses manifestations, coller des affiches, ou appeler mon député. »

Christina Dalcher, Vox

Les États-Unis ont encore une fois pété les plombs : pour faire taire les femmes une bonne fois pour toutes, ils leur ont installé un compte-mots au poignet, un peu comme un bracelet. Elles ont la possibilité de dire 100 mots par jour ; au-delà, une décharge électrique leur est envoyée. Effrayant, non ?
Jean McClellan, neurolinguiste au chômage forcé, se voit proposer un travail de la plus haute importance : guérir le frère du président des États-Unis.

Ah ouais ? Et elle va travailler comment avec 100 mots par jour ?

Annie Barrows, Le Secret de la manufacture de chaussettes inusables

« On ne parvient jamais à se faire une idée de la vérité d’autrui. On s’applique à se forger une idée définitive et on finit par s’étrangler avec le nœud qu’on a tissé soi-même. »

Couverture du Secret de la manufacture de chaussettes inusables

Layla Beck, fille de sénateur, refuse tout net d’épouser un homme approuvé par son père. Furieux, ce dernier décide qu’elle doit se prendre en main : il lui coupe les vivres et demande à son frère, Ben, de la faire travailler dans sa boite. Ben lui trouve un poste en Virginie-Occidentale pour rédiger un ouvrage sur l’histoire d’une petite ville, Macedonia. Pour cela, elle va vivre dans une famille assez particulière : les Romeyn.

Ok, et la suite ?

Éric de Kermel, La Libraire de la place aux herbes

« Je dois beaucoup à mes lectures. Ce sont elles qui m’ont fait grandir et choisir mon chemin, qui m’ont permis de ne pas voir le monde qu’avec mes seules lunettes mais aussi avec le point de vue de ceux qui m’ont ouverte à d’autres univers, d’autres époques. »

Couverture de La Libraire de la place aux herbes

Nathalie et Nathan décident de dire stop au rythme infernal de la capitale pour aller s’installer à Uzès, dans le sud de la France. Là, Nathalie repère très vite un local de librairie à vendre. Ni une, ni deux, elle l’achète et se lance dans l’aventure.

La vie de libraire, ça donne quoi ?

Naomi Alderman, Le Pouvoir

« Écoute […] je vais être franche : mon optimisme à l’égard du genre humain n’est plus ce qu’il était. »

Couverture du Pouvoir de Naomi Alderman

Un beau jour, les jeunes filles découvrent qu’elles ont un pouvoir : elles peuvent envoyer des décharges électriques rien qu’avec leurs doigts. Elles peuvent également le transmettre à leurs aînées. Un fuseau, situé vers la clavicule, est à l’origine de ce pouvoir. Et si c’était l’occasion de renverser le rapport de force qui existe depuis la nuit des temps ?

GET THE POWER !