Jodi Taylor, Les Chroniques de St Mary : Un Monde après l’autre (T1)

« Selon la loi de l’emmerdement maximal, tout ce qui peut mal se passer se passera mal. »

Madeleine Maxwell, jeune historienne, est contactée par un ancien prof qui lui propose de rejoindre St Mary, un institut de recherche historique. Au cours d’un entretien avec le big boss, « Max » va comprendre que le rêve de tout historien digne de ce nom lui est proposé : remonter le temps et assister aux événements pour vérifier certaines choses, faire des mesures… et plus si affinités.

Ah OUAAAAIS ?

Robert Silverberg, Roma Aeterna

« Rome n’est que grandeur : elle excelle en tout, même dans la laideur. »

Et si l’Empire Romain n’avait jamais disparu ? Si les empereurs étaient toujours présents et que la République n’était qu’une vague hypothèse sur laquelle presque personne ne parierait un sou ?
Le christianisme ? Totalement inconnu. Les Juifs ? Ils n’ont jamais réussi à quitter l’Égypte. Un prophète d’Arabie se fait assassiner avant d’avoir eu le temps de fonder l’Islam… L’Empire règne encore sur l’Europe et les dieux de la mythologie sont encore vénérés (mais bon, plus personne n’y croit vraiment).

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Marius Gabriel, La Vie sur mesure

« La vie est une corde raide […]. Une fois que l’on est en l’air, peu importe si tout vacille, on ne peut plus s’arrêter ni faire demi-tour. »

Marius Gabriel, La Vie sur mesure

Juste après la seconde guerre mondiale, Copper, jeune américaine, arrive en France avec son mari, Amory. Quand ce dernier décide de lui offrir une robe, Copper fait la connaissance de « Monsieur Christian »… comprenez Christian Dior, qui n’est pas encore le couturier mondialement connu. Encore chez son patron, Lelong, Dior vit une vie animée, de fêtes et d’événements mondains, et va introduire Copper au monde de la mode.

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Patrick Bauwen, Monster

« Vous pensez agir de façon logique, rester maître de vos émotions. Votre cerveau aligne sagement les plus et les moins dans les colonnes. Et à la fin, votre cœur se fait avoir comme un débutant. »

Paul Becker, médecin en Floride, vient d’ouvrir sa propre consultation. Il a une femme, un fils… la vie banale et ordinaire. Sauf qu’un jour, son meilleur ami flic, Cameron, va lui amener un patient assez étrange. À la suite de ça, Paul découvre un téléphone portable perdu par ce même patient… et c’est le début des embrouilles pour lui.

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Charlène Noël, Les Prisonniers de l’espace (T1)

« On dit que la liberté a un prix. Pour moi, c’est plutôt une question d’espace… »

Charlène Noël, Les Prisonniers de l'espace (T1)

Nous sommes en 2060. La surpopulation a transformé la vie sur Terre et les dirigeants politiques ont pris une décision radicale : rassembler tous les pauvres dans deux immenses tours situées aux pôles. Une fois par mois, les riches, qui continuent à vivre normalement, les ravitaillent en nourriture et leur laisse, gracieusement, tous leurs objets détériorés ou dont ils n’ont plus l’utilité.
Samuel vit dans l’une de ses tours, accompagné de ses parents et de deux de ses amis. Embarqué dans une drôle d’affaire à cause de son père, il va aller de révélation en révélation…

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Jenny Colgan, Le Cupcake café sous la neige (T2)

« Je consacrerai toute ma vie à rendre la tienne formidable. »

Couverture du Cupcake café sous la neige

Izzy, assistée de Pearl et de Caroline, a repris un magasin à Londres et l’a transformé en endroit chaleureux où les clients se pressent pour acheter des cupcakes fait-maison originaux. Elle a également trouvé l’amour avec Austin, un jeune banquier. Noël arrive et Izzy est tout excitée par cette période… sauf qu’Austin part pour New York où il va probablement se faire offrir un poste.

Dans le premier tome, les bases de l’histoire nous sont présentées : Izzy est renvoyée de son travail et perd du même coup son petit ami, Graeme, qui était aussi son chef. Elle décide, après maintes hésitations, de faire un prêt à la banque (d’où la rencontre avec Austin) et d’ouvrir son petit café pour assouvir sa passion dans la vie : la pâtisserie.

Dans ce deuxième et dernier tome, on retrouve Izzy avec la même équipe attachante : Pearl, maman de Louis qui est assez drôle comme petit garçon ; Caroline, une femme assez riche qui est en mauvais termes avec son ex-mari ; Austin, dont on a franchement l’impression que c’est le petit ami idéal ; Darny, petit frère d’Austin, qui est un peu trop réac’ pour son collège. Ça m’a fait très plaisir de lire de nouvelles aventures avec ces personnages que j’avais adorés lors de ma lecture du premier tome.

Le Cupcake café sous la neige est un roman feel-good, dans lequel on sait pertinemment que les choses vont bien se finir. L’écriture de Jenny Colgan reste fluide tout au long du roman et les recettes de cupcake viennent parsemer les débuts de chaque chapitre. Même si c’est une très bonne idée, ces recettes n’apportent rien à l’histoire dans ce tome-ci, contrairement au premier où l’on pouvait voir l’avancée de l’état de santé de son grand-père à travers les recettes. Ce tome est également un peu moins feel-good que le premier dans le sens où, après l’avoir lu, les premières choses auxquelles je pense sont les problèmes qu’Austin et Izzy ont rencontrés. Cependant, cette impression ne me dérange pas plus que ça car, au fil de ma lecture, j’ai trouvé que c’était contrebalancé par la bonne humeur qu’apportent les autres personnages.

J’ai passé un excellent moment à lire ce livre ! Mon avis est peut-être un peu biaisé par le fait que je suis allée à Londres pendant la période des fêtes et que j’ai commencé à le lire juste après, donc encore dans l’ambiance. Mais si vous aimez les romans feel-good, la pâtisserie, Londres, New York et la période des fêtes de fin d’année, lancez-vous !

Éric Boisset, Le Grimoire d’Arkandias (T1)

« On dit que la curiosité est un vilain défaut. Moi, je crois au contraire c’est une qualité. Être curieux, c’est vouloir connaître. Et quoi de plus fascinant que la connaissance ? »

Éric Boisset, Le Grimoire d'Arkandias

Théophile adore lire et passe ses mercredis après-midi à la bibliothèque. Un jour, il découvre un mystérieux ouvrage intitulé Leçons de pratique de magie rouge. Curieux comme il est, il se met à le lire et tombe sur… une recette pour fabriquer une bague d’invisibilité ! Ni une, ni deux, il va tenter de réaliser cette recette avec la compagnie de son meilleur ami Bonaventure. Mais tout ne va pas forcément se passer comme prévu…

Je vous avais déjà parlé de la trilogie d’Arkandias quand je vous avais présenté le Traité des 7 lotus écrit par le même auteur. Cette trilogie a été l’une de celles qui ont marqué mon enfance et je pense me souvenir pourquoi elle m’avait autant attirée : je me reconnaissais dans la description de Théophile. J’adorais déjà lire et je passais également mes mercredis après-midi à la bibliothèque (pour faire mes devoirs, hum hum !). En plus, j’étais en pleine découverte d’un certain personnage nommé Harry Potter : niveau magie, recettes et j’en passe, on peut dire que j’étais bien dans l’univers. Vous imaginez donc mon excitation quand j’ai vu l’intégrale de la trilogie sur le stand Magnard au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil…

La trilogie d’Arkandias, c’est l’histoire de Théophile et de Bonaventure qui vont tenter de réaliser des recettes de magie dite rouge. Ils commencent, dans le premier tome, par une recette qui permet de créer une bague d’invisibilité. Très vite, ils font la connaissance d’un « sorcier » qui s’appelle Agénor Arkandias (si vous vous demandiez d’où vient le nom…) qui va les mettre en garde et essayer de les persuader de ne pas se frotter au grand art qu’est la magie. Vous vous doutez bien que les deux amis ne vont absolument pas tenir compte d’Arkandias et n’en faire qu’à leur tête !

Comme quand j’étais plus jeune, je suis tout de suite tombée dans l’histoire, à croire que mes goûts n’ont pas évolués ! Bien sûr, l’écriture est adaptée à un jeune public, mais à part ça, l’histoire est vraiment bien ficelée. L’auteur essaie d’employer quelques mots du langage soutenu ou spécifique ce que je trouve vraiment profitable pour développer le vocabulaire des plus jeunes. Le rythme est assez rapide ce qui permet de ne pas s’ennuyer une seule seconde.

Une chose que je n’avais pas remarquée à la première lecture, c’est tous les « clichés » que l’on retrouve, notamment sur les Noirs et les Antillais. Bonaventure est issu d’une famille antillaise et l’auteur le place dans une famille dont le père fait du zouk, dont la mère veut faire grossir tout le monde à base de boudin antillais qui, clairement, arrache sévère et Bonaventure, un peu bouboule, a les cheveux tressés. D’autres clichés comme ceux-là se retrouvent dans le livre, mais celui-là a été pour moi le plus marquant.

À la lumière de cette relecture du premier tome, je suis un peu déçue du Traité des 7 lotus publié il y a quelques temps. J’avais conscience que l’histoire s’en rapprochait beaucoup, mais je ne pensais pas autant. L’auteur a repris quasiment les mêmes personnages avec les mêmes traits de caractère, la même histoire (l’invisibilité, la figure d’adulte, le meilleur ami dévoué…) et l’a transposée, en modifiant quand même quelques petits détails. Du coup, ça m’a un peu refroidie sur Mister Éric Boisset !

Je ne vais pas cracher dans la soupe, je dois dire que j’ai beaucoup, beaucoup aimé me replonger dans une histoire qui m’a marquée pendant mon enfance. La quatrième de couverture de l’intégrale en parle comme un « classique incontournable de la littérature jeunesse » ce qui, pour moi, est réellement le cas. Si vous n’avez pas envie de vous farcir un livre de littérature jeunesse, le premier tome a été adapté au cinéma !

Et vous, quels ont été les livres qui vous ont marqué·e durant votre enfance ?