Neil Smith – Boo

« J’empêche le monde extérieur d’empiéter sur mon monde intérieur­­. »

Couverture de Boo
Neil Smith – Boo

« Boo est un garçon de treize ans à la peau pâle et au cœur troué. Il est capable de réciter le tableau périodique des éléments de mémoire, un atout négligeable pour développer son réseau social. Boo, surtout, est mort devant son casier.

Il se réveille dans un étrange au-delà : le Village. Un endroit où se retrouvent tous les jeunes de son âge, « passés » comme lui d’un monde à l’autre. Johnny, un camarade décédé peu de temps après Boo, lui révèle qu’ils ont été victimes d’une fusillade et que le coupable se trouverait parmi eux. »

Pour une fois, je vous ai mis une partie de la quatrième de couverture car je la trouvais assez bien faite et, surtout, sans spoiler.

J’ai trouvé ce livre cette pépite sur le stand de Québec Édition au Salon du Livre de Paris 2018. Chaque année, je vais sur ce stand et je cherche pendant une vingtaine de minutes un livre qui me plaît. Et, tous les ans, je repars avec un livre qui finit en coup de cœur. Ça n’a pas loupé cette année non plus.

C’est le format du livre qui m’a attirée en premier. Il est un peu plus grand et moins large que les livres poche. La couverture, toute noire et grise à part le fantôme, m’a amusée. En lisant la quatrième, j’ai vu que le livre abordait des sujets actuels comme le harcèlement à l’école, la marginalité et l’amitié. Je me suis tout de suite dit que j’avais trouvé mon livre québécois de l’année.

Ce livre est présenté comme une longue lettre (de 430 pages tout de même !) écrite par Oliver, dit Boo, à ses parents pour leur raconter sa vie au Village (en gros, au paradis). Les premières phrases du roman sont très drôles, ça m’a tout de suite permis de me plonger dedans. De plus, l’originalité du format se retrouve dans le livre : chaque début de chapitre commence par un élément du tableau périodique. Cette manière de procéder reprend l’une des caractéristiques du personnage principal et c’est assez bien trouvé pour diviser sous forme de chapitre.

J’ai adoré tous les personnages du livre. Ils ont tous leur rôle à jouer dans l’histoire, dans les actions, et sont tous attachants à leur manière. Bien sûr, il y en a que j’ai préféré comme Boo, Johnny et Thelma, mais tous peuvent être appréciés. Les révélations continuent jusqu’à la fin et cela m’a réellement plu. Il n’y a pas un moment où je me suis ennuyée dans ce livre, où je me suis dit que les révélations et les réflexions étaient terminées.

Le livre est très drôle dans son ensemble, on sent le décalage qu’il y a entre Oliver et les autres adolescents. À travers ce décalage et cet humour, l’auteur aborde des questions très sérieuses et importantes comme le harcèlement à l’école. De plus, le livre traite également du problème des armes et des fusillades dans les lieux scolaires. L’auteur nous prouve que l’on peut garder une certaine légèreté d’écriture tout en parlant de sujets sérieux, sans pour autant négliger leur importance. Je trouve que c’est une très belle lecture à mettre entre les mains d’adolescents mais également de plus âgés.

En bref, un véritable coup de cœur. J’attends le Salon du Livre 2019 pour me retrouver une petite pépite comme celle-là.

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2 commentaires sur « Neil Smith – Boo »

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