Thom Satterlee, Le double était parfait

Couverture du double était parfait

Mette Rasmussen, directrice de la Fondation Kierkegaard, est retrouvée assassinée. En même temps, on découvre qu’un manuscrit original du philosophe a été volé. L’un des premiers suspects est Daniel Peters, le narrateur de cette histoire et le traducteur anglais de Kierkegaard. Atteint du syndrome d’Asperger, il est contraint de se défendre et va mener l’enquête à sa manière.

J’ai découvert ce livre sur la plateforme NetGalley et le résumé m’a intriguée. Une enquête sur un philosophe, ça m’attirait, mais encore plus avec un Asperger comme rôle principal. Je connais le syndrome d’Asperger depuis quelques années et je sais que l’une des manifestations est une inadaptation en société : les Aspergers ne comprennent pas bien les codes en société (souvent implicites) et ne recherchent pas spécialement la compagnie d’autrui. Le fait de devoir participer à une enquête implique forcément le passage par des discussions et des relations avec d’autres personnages. Dernier point : l’histoire se passe à Copenhague et je suis un peu fascinée par cette ville depuis toute petite.

Le début du roman nous plonge dans l’enterrement de Mette. Daniel travaillait avec elle et était également son ex-fiancé. Dès les premiers moments de l’histoire, nous comprenons qu’elle a été (et est toujours) très importante pour lui, même s’il ne le montre pas tellement. Peu après l’enterrement, une inspectrice de police, Ingrid, vient le voir à son bureau pour lui parler de l’affaire. Dans ces deux moments, l’enterrement et l’entretien, l’auteur pose les manifestations d’Asperger : inadaptation en société, blocage sur quelque chose de précis (ici, son travail), rigidité et importance de la routine quotidienne… Ces détails sont très importants pour la suite de l’histoire et pour bien comprendre le personnage de Daniel auquel on s’attache assez vite.

Nous alternons tout au long de l’histoire avec des passages de la vie de Daniel et de son travail qui occupe la majorité de son temps. Il est un peu obsédé par Kierkegaard et tout tourne autour de lui. On se rend vite compte que la vie du philosophe et celle de son traducteur sont assez liées : ils sont tous les deux atteints d’Asperger, ce qui les rapproche beaucoup plus que ce qu’on ne peut imaginer.

L’histoire en elle-même est un peu brouillonne. On comprend des choses que Daniel ne pige pas (le second degré, les non-dits…), mais j’ai eu plusieurs fois l’impression d’être aussi perdue que lui. Certains événements se produisent et, en ayant terminé le livre, je ne vois pas trop leur utilité (notamment l’histoire du contrat de Daniel).

J’ai été extrêmement déçue par la fin de l’histoire. Même si je ne la voyais pas arriver (ce qui est bon signe normalement), je l’ai trouvée tellement mal amenée par l’auteur que je n’ai pas su l’apprécier. Je me suis dit « Ah… ah bah d’accord… » mais elle m’a fait ni chaud ni froid. Nous avons seulement un indice tout au long de l’histoire – et encore, je ne sais pas si ça compte comme un indice –, mais on ne pouvait clairement pas deviner tout au long du roman quelle serait la fin. Les livres comme ça me frustrent un peu car je me dis que j’ai cherché pour rien vu que l’auteur ne veut pas que l’on trouve la solution par nous-même.

En conclusion, même si j’ai aimé découvrir cette histoire et que, d’une manière générale, j’ai apprécié ma lecture, il y a trop de petits détails qui ne me conviennent pas pour que ce soit un coup de cœur.

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