E.O. Chirovici, Jeux de miroirs

« La plupart des gens préfèrent les belles fables bien tournées aux vérités aussi complexes qu’inutiles. »


Couverture de Jeux de miroirs de E.O. Chirovici

Peter Katz, agent littéraire, reçoit un manuscrit plus qu’intéressant. L’auteur prétend y avoir élucidé une affaire vieille de plusieurs dizaines d’années, le meurtre du professeur Wieder. Le seul problème, c’est que le manuscrit est incomplet : il s’arrête au moment où la nuit du meurtre va être évoquée. Peter essaie alors d’entrer en contact avec l’auteur et apprend sa mort. Ni une, ni deux, il engage un journaliste pour mener l’enquête et terminer cette histoire prometteuse.

Le début du roman est constitué du manuscrit que Peter reçoit. Il représente plus de cent pages qui se lisent à une vitesse folle. L’histoire de ce manuscrit est bien construite, très fluide et on comprend pourquoi elle tape dans l’œil d’un agent littéraire. Le décor nous est rapidement planté, on comprend bien les recherches psychologiques, les personnages nous sont sympathiques. Quand j’ai eu fini la lecture du manuscrit, j’étais ravie de ce commencement de roman et j’avais hâte de découvrir la suite.

Malheureusement, l’histoire ne continue pas dans la même veine… Même si j’avais lu la première partie en un jour et demie, la lecture de ce roman m’a parue interminable. Le récit de l’enquête est très mal géré, l’histoire tourne en rond et on ne sait pas très bien à quoi cela va nous amener.

Les recherches du professeur Wieder traitaient de psychologie et d’hypnose, on nous en parle pendant tout le manuscrit mais également après dans l’enquête ; à la fin du roman, on comprend pourquoi, mais il y a plein de choses qui sont laissées en suspens : pourquoi Richard et Laura ne se sont plus parlé, pourquoi leur version des événements de cette époque diffère à ce point ? Ces questions auraient pu avoir une réponse simple en reprenant les études du professeur, mais rien, aucune réponse. Et c’est frustrant.

Si tout le livre avait été rédigé de la même manière que la première partie, ça aurait vraiment été un coup de cœur. Ce n’est pas le cas, et je dois dire que j’en suis un peu déçue. Je suis restée sur ma faim, particulièrement au niveau intrigue.

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