Natalie C. Anderson – La fille qui n’existait pas

« On choisit rarement l’endroit où son âme se sentira chez elle »

Couverture de La Fille qui n'existait pas
Natalie C. Anderson – La Fille qui n’existait pas

Christina, alias Tina, vit à Sangui, au Kenya. C’est une voleuse qui appartient à un gang – les Goondas – et qui habite sur un toit. Sa mère a été assassinée il y a quelques années et elle sait qui est le meurtrier : M. Greyhill, l’ancien employeur de sa mère, un riche homme d’affaires. Un soir, après des années de préparation, Tina s’introduit chez M. Greyhill pour récupérer des données sensibles et le faire tomber. Elle se fait prendre par le fils de celui-ci, Michael. Après quelques explications, ils vont conclure un pacte. La vengeance que Tina risque de faire prendre conscience à Tina de nombreuses choses.

Merci au site Aviquali de m’avoir envoyé ce livre !

J’ai choisi ce livre dans la sélection du site Aviquali car j’avais très rarement lu de bouquins se passant en Afrique, surtout de young adult. En plus, le résumé est assez original : mettre en scène une adolescente voleuse qui veut venger le meurtre de sa mère, c’est pas franchement commun – et la couverture est juste trop belle, colorée et graphique, ce qui change beaucoup des couvertures habituelles (surtout des françaises !).

Nous avons affaire à une héroïne courageuse et déterminée qui est prête à tout sacrifier pour sa sœur et pour venger la mort de sa mère. L’auteure connaît très bien son sujet et cela se ressent dans la peinture qu’elle fait de la situation globale africaine (gang, trafic d’armes, corruption…). J’ai vraiment été happée par l’histoire, le suspens est omniprésent et j’ai plusieurs fois eu du mal à fermer le livre après avoir fini un chapitre.

Nous ne pouvons pas ne pas nous attacher aux personnages et les comprendre tout au long du roman, ce qui est assez rare dans mon cas. Tina, bien sûr, mais aussi Michael, le fils Greyhill avec qui elle a grandi et, surtout, Skinny le hackeur. Les autres personnages, bon ou mauvais, ne peuvent pas nous laisser indifférent : M. Omoko, M. Greyhill, Big Boy, etc., et c’est l’un de mes points préférés dans ce livre. Parfois, dans certains livres, j’ai du mal à entrer dans l’histoire justement parce que les personnages ne me provoquent aucune émotion. Ça n’a pas été le cas ici et c’est très appréciable.

Quand j’ai lu la quatrième de couverture et que j’ai vu le nom de Michael, je me suis dit que l’histoire allait encore être plombé par une histoire d’amour à l’eau de rose, cliché et tout ça, surtout qu’il est censé être le fils de M. Greyhill. Je voyais déjà Tina, prise en flagrant délit, qui tombe amoureuse et qui laisse son projet de vengeance pour le conquérir ou quelque chose comme ça. Eh bien, pas du tout ! Les deux personnages ont grandi ensemble, certes, mais ça ne tourne pas à la nostalgie niaise de l’enfance.

Une chose que j’ai également aimé, c’est le fait que l’histoire se découpe en deux parties : les flash-backs de Tina, de son passé, et le présent, le temps de l’histoire. Le passé permet de connaître et de comprendre toutes les raisons du comportement de Tina. De multiples livres fonctionnent selon ce schéma et je dois dire que ce genre d’histoires me plaisent énormément.

Une très bonne découverte et un petit coup de cœur sur cette histoire prenante et émouvanteNote_lafillequinexistaitpas

 

2 commentaires sur « Natalie C. Anderson – La fille qui n’existait pas »

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