Julian Fellowes – Belgravia

« Une existence constituée d’une succession de plaisirs éphémères ne satisfait personne. Il faut avoir un but, une raison d’exister. »

Couverture de Belgravia
Julian Fellowes – Belgravia

Le 18 juin 1815 a lieu le bal de la duchesse de Richmond. La famille Trenchard, dont le père est l’intendant du duc de Wellington, a réussi à s’y faire inviter. Pas grâce au père, non, mais à la fille, Sophia Trenchard, qui fricote avec le fils de la comtesse de Brockenhurst, Edmund.

Le 18 juin 1815 est une date célèbre aujourd’hui. Si je vous dis la bataille de Waterloo, vos cours d’histoire vous reviennent ? La plupart des officiers présents au bal périront dans la bataille quelques heures plus tard, dont Edmund. On apprend vite que Sophia est enceinte et un malentendu va faire basculer son existence et celles de ses proches.

L’histoire est simple et complexe à la fois : Sophia Trenchard se croit mariée à ce jeune homme, mais en fait, elle ne l’est pas. Du coup, son enfant, censé être l’héritier d’une grande famille londonienne, se retrouve illégitime. Les parents de Sophia vont donc amener cette dernière accoucher loin de Londres, qui meurt en couches. Ses parents vont confier l’enfant à un pasteur et sa femme avec pour seule condition d’être tenus au courant de sa vie par des lettres que le pasteur enverra quatre fois par an. Vingt-cinq ans plus tard, les Trenchard ont fait fortune et se sont installés dans le quartier de Belgravia, quartier chic de Londres. Mais ce scandale, qui semble plus ou moins enterré, va refaire surface et modifier le cours de leur existence.

J’ai adoré la série créée par Julian Fellowes sur la base des romans de Jessica Fellowes, Downton Abbey. D’une manière générale, j’aime assez les histoires se passant dans des siècles anciens, avec de l’aristocratie et des domestiques. Autant vous dire que ce livre avait tout pour me plaire avant même que je commence les premières pages !

L’écriture est fluide et m’a rappelé celle de Jane Austen, en plus moderne, bien sûr. Il y a beaucoup de personnages mais on comprend les liens entre les différentes familles et personnages assez rapidement. L’ambiance du livre rappelle beaucoup celle de Downton Abbey car il y a beaucoup de liens entre les domestiques et les familles et c’est quelque chose que j’ai réellement apprécié. On voit, encore une fois, l’envers du décor et que tout n’est pas rose et parfait mais que les domestiques peuvent avoir une réelle influence sur la vie de leurs maîtres.

Les personnages sont creusés, quoiqu’un peu cliché. On retrouve celui qui veut monter socialement, celle qui n’en a rien à faire des conventions sociales, le couple malheureux, le séducteur né qui charme toutes les femmes mariées… Mais, contrairement à d’autres livres dans ce genre qui restent assez superficiels sur leurs pensées ou état d’esprit, les personnages ont une certaine profondeur et on en aime ou déteste assez vite certains.

L’histoire est pleine de rebondissements (parfois mineurs, je vous l’accorde) et je n’ai pas eu de moments où je me suis ennuyée ou trouvé l’écriture longue. La fin est attendue et inattendue, dans le sens où nous devinons, bien sûr, à ce que l’histoire se termine bien pour une certaine catégorie de personnages mais on ne sait pas dans quel sens ça va tourner et comment l’histoire va finir en définitive.

Une belle découverte pour ma part ! Et pour vous ?

note_belgravia

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s