Guillaume Musso – La fille de Brooklyn

Couverture de La Fille de Brooklyn
Guillaume Musso – La Fille de Brooklyn

Guillaume Musso, c’est un peu mon péché mignon depuis que je suis adolescente. Je m’explique : je sais que ce n’est pas de la grande littérature, que son écriture n’est pas géniale, mais ses histoires et le suspens qu’il met dans ses bouquins m’ont conquis dès Et après, le premier livre que j’ai lu de lui. Mais là… Comment dire…

La Fille de Brooklyn, elle s’appelle Anna. Elle est en couple avec Raphaël, qui est le personnage principal de ce livre. Au début de l’histoire, on est face aux deux personnages qui sont en voyage. Poussé par l’envie de tout connaître de sa future-femme, Raphaël demande à Anna si elle lui cache quelque chose. Il insiste, tant et si bien qu’Anne lui montre une photo avec trois corps carbonisés et lui dit « C’est moi qui ai fait ça ». Raphaël prend ses affaires, s’en va, avant de réfléchir et de revenir à la chambre d’hôtel qu’il partageait avec Anna. Sauf qu’elle n’est plus là, qu’elle ne répond plus à son téléphone et que, Raphaël va vite le découvrir, sa future femme n’est pas celle qu’il croit connaître. Comme je l’ai dit, j’ai toujours apprécié les livres de Guillaume Musso, malgré les critiques que j’ai pu entendre sur lui. Mais le charme est désormais rompu…

Je ne sais pas si c’est moi qui ai changé de goût, de vision ou je ne sais quoi, ou le style de l’auteur qui a changé, mais en tout cas, j’ai trouvé son écriture moralisatrice au possible. J’ai passé ma lecture du livre à repérer les moments de comparaison entre les États-Unis et la France, dans le sens « La France, c’est pourri, regardez comment les États-Unis sont géniaux ! ». Un exemple ? Le passage où il décrit une bibliothèque d’université américaine, où les étudiants étudient « dans une ambiance studieuse mais détendu » et où, deux lignes plus loin, Raphaël se souvient de « sa fac pourrie ». Le livre est truffé de moments moralisateurs et cet aspect d’un livre a tendance à m’agacer au plus haut point. Autre chose sur son écriture, tout est consensuel : telle personne est [insérer ici un défaut] mais elle est [insérer ici une qualité]. Tous les personnages sont décrits comme tel ; les sociétés américaine et française sont décrites comme telles. Non, non et non ! Une écriture consensuelle, qui ne prend pas parti, qui veut plaire à tous sans froisser personne. Et c’est vraiment dommage. Alors oui, je sais que Musso est l’écrivain français le plus lu (comme il est mis sur le rabat de l’édition que j’ai lue), qu’il doit faire « attention » à ce qu’il écrit, mais vouloir plaire à tout le monde peut avoir l’effet inverse.

Après, les qualités que je trouve aux livres de Musso sont toujours présentes : suspens, histoire bien ficelée, bonne présentation des personnages (passé, détails de leur vie – même s’ils ne sont pas significatifs pour l’histoire). Mais pour ce livre, et c’est l’un des premiers sur lequel je me fais cette réflexion, le style de l’écriture m’a vraiment dérangée pour rentrer dans l’histoire.

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