Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

Couverture de La Vérité sur l'Affaire Harry Quebert
Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

Marcus Goldman, brillant écrivain ayant écrit le succès de l’année, se retrouve avec « la maladie des écrivains » : la page blanche. Le problème ? Son éditeur lui a posé un ultimatum concernant la fin de la rédaction de son prochain livre. Si Marcus ne respecte pas les délais, il sera poursuivi en justice.

Pour trouver de l’inspiration, Marcus contacte et va passer quelques jours chez son ancien professeur de fac, Harry Quebert, lui aussi écrivain, particulièrement connu pour un chef-d’œuvre, Les Origines du mal. Au bout de quelques temps, on retrouve une jeune fille, enterrée dans le jardin d’Harry, une certaine Nola Kellergan, qui avait disparue il y a trente-trois ans de cela. Il est immédiatement soupçonné de l’avoir tuée, mais les choses sont beaucoup plus compliquées que cela. Nola et Harry, qu’une vingtaine d’années séparaient, vivaient en fait une histoire d’amour. Convaincu de l’innocence de son ami, Marcus va s’installer quelques temps à Aurora, dans le New Hampshire pour mener l’enquête, qui va se révéler bien plus compliquée que prévu. Il commence également à recevoir des menaces. Manifestement, quelqu’un ne souhaite pas qu’il mène son enquête à terme… Mais qui a donc tué Nola Kellergan, que tout le monde appréciait dans le petit village d’Aurora ?

Je connaissais déjà Joël Dicker que j’avais découvert dans Le Livre des Baltimore, avant de me rendre compte qu’il y avait un premier tome à la saga « Marcus Goldman ». Vu que j’avais A-DO-RÉ ma première lecture, c’est assez naturellement que je me suis tournée vers ce premier livre, en ayant un peu peur au début d’être « spoilée » vu que j’avais lu la suite. Mais en fait, ce sont deux livres totalement indépendants, ce qui m’a rassurée.

Le livre est certes l’histoire de l’enquête autour de la mort de Nola Kellergan, mais l’auteur nous propose également une réflexion sur l’écriture et les écrivains en général. Chaque chapitre commence avec un conseil d’Harry Quebert, qui a été le mentor (si on peut dire ça comme ça) de Marcus lors de ces années fac. Ce qui est intéressant, c’est qu’il m’a semblé que l’auteur lui-même (donc Joël Dicker, si vous me suivez bien) a essayé de respecter ces conseils dans son livre. Du coup, on a un peu le conseil et son application dans le chapitre suivant. La réflexion sur l’écriture est un aspect qui m’intéresse particulièrement et j’ai été contente de découvrir ce sujet.

L’histoire du meurtre de Nola est vraiment bien amenée, bien développée, et jusqu’au bout (mais vraiment, jusqu’aux dernières pages), nous sommes menés en bateau. Par contre, le livre donne, à mon goût, trop de coupables potentiels : il y en a au moins une dizaine dans tout le livre. Entre le moment où le doute est porté sur un personnage, le moment où on commence à y croire et le moment où on devine/sait que ce n’est pas ce personnage, trop peu de temps s’écoule. Le doute n’a pas été présent assez longtemps chez moi pour que je me dise jusqu’à la fin « C’est lui ! » et que je tombe vraiment de haut en découvrant le vrai coupable. Cet aspect est un peu atténué vers la fin du roman où toutes les pistes convergent vers un personnage à la fois et où l’enquête est plus aboutie sur chacun des personnages potentiellement coupable.

Au niveau des personnages, je n’ai pas franchement réussi à m’attacher à Nola, alors que tous les personnages la dépeignent comme une jeune fille animée, enjouée, etc. La fin du roman m’a fait comprendre pourquoi et peut-être que si je le relis un jour, je changerais d’avis. Par contre, j’ai adoré le personnage du policier qui accompagne Marcus pour son enquête : un peu pincé au début, il se révèle vraiment drôle et surtout d’une grande aide pour l’écrivain. Le personnage de l’éditeur de Marcus est assez antipathique et sa description m’a paru assez caricaturale : le mec qui ne pense qu’à l’argent et à ses ventes de livres. Heureusement qu’il y a l’assistante d’édition qui rehausse un peu la vision du monde de l’édition !

Au final, l’écriture de Joël Dicker est vraiment plaisante à (re-)découvrir et j’ai hâte de lire son prochain livre. Cependant, La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert ne détrône pas Le Livre des Baltimore. Je me dis que, du coup, si ça ne fait que me plaire davantage au fil de ses livres, son prochain me ravira !

Note_LVAHQ

Édit du 04/07/2018
Ça y est : TF1 diffusera prochainement la série télévisée adaptée de ce roman ! Je suis très impatiente de la découvrir, d’autant plus que Harry Quebert est joué par Mister Patrick Dempsey ! En tant que fan inconditionnelle de Grey’s Anatomy, je ne peux être que ravie de ce choix…

3 commentaires sur « Joël Dicker – La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s